Jeudi 23 avril 2009
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Vous venez de lire l'article précédent... au sujet du mariage des enfants Oui?
alors voici L'Abbaye Saint-Pierre de
Brantôme
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L'abbaye Saint-Pierre de Brantôme, située à Brantôme dans le département
de la Dordogne, est une ancienne abbaye bénédictine fondée en 769 par Charlemagne dans le diocèse de Périgueux. Elle
fut supprimée à la Révolution. De nos jours,
l’église abbatiale (XIe-XIIIe siècles), une
partie du cloître (XIVe) et l’abbaye du XVIIIe siècle subsistent et abritent deux musées municipaux ainsi que la mairie de Brantôme.
L'église abbatiale a été classée « monument historique » dès 1840, le pavillon dit du « Corps de garde » (ou « pavillon Renaissance ») et la tour ronde dépendant de
l'ancienne abbaye l'ont été par arrêté du 2 mars 1891, le pont coudé Renaissance et trois reposoirs Renaissance, situés dans l'ancienne abbaye le furent par arrêté du 13 janvier 1912, le cloître
du XIVe siècle, les salles du rez-de-chaussée donnant sur le cloître, les façades et toitures, charpentes et
escalier intérieur du bâtiment monastique du XVIIe siècle ne furent classés qu'en 1957 (arrêté du 19 février1957).
La fontaine Médicis est inscrite aux monuments historiques en 1931. Les grottes de l'abbaye ainsi que son jardin et le moulin (devenu un restaurant) sont inscrits depuis 1957.
L'abbaye de Brantôme a été construite dans un site exceptionnel, au pied d'une falaise en croissant surmonté d'un écrin boisé, au bord d'une rivière, la Dronne, qui entoure la cité médiévale. Dès
le VIIIe siècle, les moines bénédictins ont donc vécu en troglodytes, la falaise fournissant abris et matière
première de qualité pour la construction. La tradition veut que ce soit Charlemagne qui consacra l'abbaye en y déposant les reliques d'un enfant martyr, un des saints Innocents, saint Sicaire.
Deux panneaux de bois doré datant du XVIIe siècle, dans le chœur de l'église, illustrent la donation et le
massacre.
L’abbé de Brantôme était présent au Concile d’Aix-la-Chapelle de
817, convoqué par Charlemagne afin de réformer la vie
monastique de son empire. De ce premier monastère rien ne subsiste, pas même la connaissance du lieu exact de son implantation. Ravagée à deux reprises par les incursions normandes, la première
abbaye a été en effet détruite par les Vikings en 848 et en 857
Vers l’an 900, Bernard, comte de Périgord, rend à leur destination les biens de l’abbaye de Brantôme
dont il a hérité de son père. Les moines reconstruisent petit à petit un nouveau monastère. L'abbaye retrouve une certaine prospérité à partir du Xe siècle. C'est l'époque de la construction du clocher campanile à gables de style
roman limousin (XIe siècle).
Grimoard, abbé de Brantôme, fut nommé évêque d’Angoulême en 991. Il conserva le titre abbatial de Brantôme, ce qui lui permit de construire la cathédrale d’Angoulême,
consacrée en 1017, en partie grâce aux revenus qui lui venaient de l’abbaye.
Au cours de ce premier siècle du nouveau millénaire, la discipline monastique à Brantôme s’était quelque peu relâchée. Elie, comte de Périgord, céda ses droits sur Brantôme à l’abbé de la
Chaise-Dieu en 1080. Ce changement amena la réforme de la communauté, la délivra du pouvoir laïque et donna un nouvel essor
à l'abbaye, qui se poursuivra durant les XIIe et XIIIe siècles. La cité prospère, devient une étape pour les pèlerins en route vers
Compostelle. En
partie détruits par les guerres franco-anglaises, les édifices religieux sont reconstruits à la Renaissance.
L'abbaye de Brantôme est, du point de vue architectural, une abbaye romane. Toutefois, la voûte de l'église, reconstruite au XVe siècle, est gothique.
Le clocher de l'église abbatiale (XIe siècle) est certainement le plus ancien campanile de France. Il a, en outre,
la particularité d'être bâti non sur l'église mais sur le surplomb rocheux de 12 mètres de hauteur qui la domine. Son architecture à quatre étages est pour le moins étonnante.
Il faut signaler la particularité de l’abbaye du XIIe siècle, dont une partie est construite dans la falaise. Dans
une dizaine de grottes aménagées dans la falaise, il y avait le chauffoir et le lavoir des moines, le moulin abbatial, le pigeonnier troglodytique. La « fontaine du rocher » vouée à
saint Sicaire est toujours vénérée pour ses vertus sur la fécondité.
La grotte du Jugement Dernier, aménagée au XVe siècle, baignée d'une atmosphère mystérieuse, décorée d'un
énigmatique « triomphe de la mort » et d'une crucifixion d'inspiration italienne, témoigne de la spiritualité qui a animé pendant un millénaire la communauté des moines de Brantôme.
En 1850, l'État français commande au peintre périgourdin Jacques-Émile Lafon une peinture murale pour la chapelle de la Vierge .
Par jambodany
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Publié dans : EUROPE
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