Samedi 9 mai 2009
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http://maaadddog.files.wordpress.com/2009/03/ospaal_anti-apartheid-poster1977.jpg
L’apartheid (mot afrikaans ou neerlandais
emprunté au français , signifiant « séparation, mise à part» [2]) était une politique
de développement séparé affectant des populations selon des critères raciaux ou ethniques dans des zones géographiques déterminées. Il fut conceptualisé et mis en place à partir de 1948 en Afrique du Sud par le Parti national, et aboli le 30 juin 1991. La politique d'apartheid se voulait
l'aboutissement institutionnel d'une politique et d'une pratique jusque là empirique de ségrégation raciale (Pass-laws, baasskap et colour bar), élaborée en Afrique du Sud depuis la fondation de la colonie du Cap en 1652. Avec l'apartheid, le rattachement territorial (puis la nationalité) et le statut social dépendaient du statut racial de
l'individu.

http://fromgrandmaskitchen.com/boilingpoint/2009/04/03/the-threat-of-white-pride/
Le concept de l’apartheid s’articulait ainsi autour de la division politique, sociale, économique et géographique du territoire sud-africain et de sa population
répartie en quatre groupes raciaux hiérarchiquement distincts :
-
les Blancs : ce sont principalement les descendants d’immigrants européens arrivés dans le pays à partir de 1652
parmi lesquels on distingue les Afrikaners (60% de ce groupe racial) de locution
afrikaans et les anglophones (40%), principalement
des Britanniques. Ils représentent un peu plus de 21% de la population sud-africaine au moment de la mise en place de
l'apartheid.
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les Indiens : ce sont les descendants des coolies recrutés dans les régions
de Madras et de Calcutta à partir de
1860 engagés dans les plantations de cann sucre du Natal. Ils représentent un peu moins de 3% de la population en 19500.
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les Coloured (ou métis) : on distingue d'une part les populations issues du métissage entre les Blancs et les Hottentots aux XVIe et XVIIe siècles et les Malais du Cap. Ils représentent 9% de la population sud-africaine en 1950.
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les Noirs ou Bantous : Ils représentent près de 67% de la population sud-africaine
au moment de la mise en place de l'apartheid mais sont les moins urbanisés des 4 groupes raciaux (80% vivent alors en zone rurale). Ils se répartissent entre une dizaine d'ethnies dont les
plus importantes sont les Xhosas et les Zoulous. 
http://www.southafrica.to/history/Apartheid/apartheid.jpg
L'apartheid se distinguait en 2 catégories :
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le petit apartheid ou apartheid mesquin qui protégeait l'intimité des Blancs dans leur vie quotidienne en limitant leur rapport avec les non-blancs,
-
le grand apartheid concernant la division spatiale du pays imposant des zones de résidence géographiquement séparées et racialement déterminées. Ce grand
apartheid fut accompagné de mesures de déplacements et de regroupement des populations noires dans des foyers nationaux appelés bantoustans.
L'apartheid a également été appliqué de 1959 à 1979 dans le Sud-Ouest africain/Namibie. En Afrique du Sud, il a été progressivement réformé durant les années 1980 avec l'instauration de droits politiques aux indiens
et aux métis avant d'être aboli en 1991.
Par extension, le terme d'apartheid s'applique parfois pour désigner toute politique de ségrégation.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Apartheid
L'apartheid tire ses origines idéologiques dans le mouvement identitaire afrikaner. Celui-ci tire ses racines de la colonisation commencée en 1652 avec Jan van Riebeeck avant de se développer progressivement au XIXe siècle et de déboucher sur la mise en place de l'apartheid au milieu du XXe siècle.
La construction d'un groupe homogène afrikaner s'est globalement appuyé sur la langue afrikaans et sur le calvinisme, dont la doctrine distinguait un peuple
élu et les autres. La désignation des Afrikaners comme peuple élu a constitué le paradigme central de l'histoire sud-africaine des Afrikaners. Cependant, ces deux facteurs culturels unificateurs qui les distinguaient des autres communautés du pays n'étaient
cependant pas suffisant à effacer les différences abyssales entre les fermiers du Transvaal et les hommes d'affaires afrikaners du Cap.
Il fallait une trame commune du passé pour les unir vers une même destinée. Ainsi, l'histoire des Afrikaners s'est continuellement référée à une représentation
quasi-religieuse, utilisant les comparaisons bibliques entre l'oppression des juifs dans l'Ancien Testament et l'exode des Afrikaners du Cap en
1835 . Le Grand Trek est ainsi devenu la racine
historique du peuple afrikaner, l'évènement qui lui a donné son âme, le berceau de la nation .

http://www.ccfplus.com/wp-content/uploads/apartheid-image.jpg

http://rasml.org/wp-content/uploads/2007/05/untitled-1.png
Les principales lois d'apartheid
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Loi sur l'interdiction des mariages mixtes (1949)
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Loi d'immoralité (1950) pénalisant les relations sexuelles entre Blanc et non
Blanc.
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Loi de classification de la population (1950), distinguant les individus selon leur
race.
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Loi de suppression du communisme (1950), permettant d'interdire tout parti
politique catalogué comme communiste par le gouvernement.
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Loi d'habitation séparée (le fameux Group Areas Act du 27 avril 1950), répartissant racialement les zones urbaines d'habitation.
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Loi sur les laissez-passer ('Pass Laws Act') de 1952 faisant obligation aux Noirs
ayant plus de 16 ans d'avoir sur eux un laissez-passer en l'occurrence un document ressemblant à un passeport qui stipulait s'ils avaient une autorisation du gouvernement pour être dans
certains quartiers.
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Loi sur les commodités publiques distinctes (1953), ségrégant les toilettes,
fontaines et tous les aménagements publics.
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Loi d'éducation Bantoue (1953), concernant le programme scolaire des Noirs.
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Retrait du droit de grève aux travailleurs noirs, interdiction de la résistance passive (1953).
-
Loi de relocalisation des indigènes (Native resettlement Act de 1954) : permet
de déplacer les populations noires vivant en zones déclarées blanches.
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Loi sur le travail et les mines (1956), formalisant la discrimination raciale dans
le monde du travail.
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Loi sur la promotion de gouvernements noirs autonomes (1958), créant les
bantoustans sous administration des non Blancs.
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Loi de citoyenneté des Noirs des homelands (1971), retirant la citoyenneté
sud-africaine aux Noirs issus de communautés ethniques relevant de bantoustans déjà créés.
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Décret sur l'Afrikaans (1974), obligeant toutes les écoles, mêmes noires, à
dispenser en afrikaans tous les enseignements de maths, de sciences sociales, d'Histoire et de géographie du niveau secondaire.
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Loi sur l'interdiction aux Noirs l'accès à la formation professionnelle (1976)
En 1989, Frederik De Klerk accède à la présidence en remplacement de Pieter Botha et confirme ses intentions réformistes. Après
avoir négocié secrètement avec l’ANC, il peut annoncer au Parlement, en février 1990, entre autres réformes de grande ampleur (), la légalisation de cette organisation et la
libération de son chef historique, Nelson Mandela. Le 30 juin 1991, l'apartheid qui avait été systématisé par son propre parti, le Parti national, depuis 1948,est officiellement
aboli.
http://www.blogcosmopolite.net/photo/1005606-1259524.jpg
Par jambodany
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Publié dans : AFRIQUE
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