Dimanche 22 novembre 2009
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19:00
Je vous propose de lire les articles que mon ami Yves m'envoie avec ces magnifiques photos.
Retour de pêche à Mbour
A M'bour, second port du Sénégal après Dakar (distant de 80 km), chaque jour une multitude de pirogues colorées franchissent la barre, matin et soir, et semblent bien fragiles pour affronter les
vagues de la barre d’eau hostile et déchaînée de l’Atlantique.
Le soir, vers 17 heures, les pêcheurs rejoignent le rivage en franchissant de nouveau la barre. Des dizaines et des dizaines de pirogues, chargées du poisson péché dans la journée, se heurtent par
endroits à un mur d’eau qui malmène les barques et à la moindre fausse manœuvre des marins c’est le naufrage, mais c’est sans compter sur leur dextérité qui leur permet toujours de prendre la
vague.
Le spectacle est superbe et attire de nombreux touristes, tout comme le déchargement des poissons de toutes tailles qui frétillent encore et dont certains tombent au sol pour la grande joie des
gamins glaneurs qui s’empressent de les escamoter.
A l’arrivée des pirogues de pêche, les femmes écaillent et vident les poissons, puis remplissent paniers et bassines en plastique coloré. Chaque catégorie de poisson est triée, les ailerons de
requin partiront vers l’Asie, les dorades, les raies, les bars et les soles se retrouveront le lendemain sur les étals des poissonniers européens, tandis que le petit poisson ordinaire reste sur
place et sera grillé ou fumé pour la consommation locale et pour celle des pays voisins, d’ailleurs dans toute la vieille ville flotte une odeur de poisson séché et fumé. Ville qui est passée, en
moins de 10 ans, de 60.000 à 200.000 habitants. Grâce, ou à cause, du tourisme de Saly et de la région de la petite côte. La raréfaction du poisson pousse de nombreuses familles de pêcheurs à
trouver embauche dans tous les secteurs du tourisme et de vivre une révolution culturelle peu bénéfique au vu des nombreux problèmes rencontrés dans la société Mbouroise, entre-autre...
Alcyon pie (Martin pêcheur)
Photographié ici sur un pont de marée dans le Saloum, sur la piste de Palmarin
Si vous voulez en savoir plus, je vous renvoie sur ce lien: http://www.oiseaux.net/oiseaux/alcyon.pie.html
Dibiterie
Ce mot typiquement Sénégalais et exporté vers la langue française, contrairement à ce qui est généralement cru, désigne les petites gargotes (souvent tenues par des Houassas nigérians ou par des
Toucouleurs) où l’on sert exclusivement de la viande grillée au feu de bois (ce mot est réputé avoir été inventé par Senghor). Le diminutif "dibi" est également employé. Au fil du temps, les
dibiteries vendent désormais également de la viande à la découpe, sans cuisson. Suffit de chasser les mouches et vous aurez un excellent morceau de mouton ou de zébu!
GORÉE : UN "PETIT SAINT-TROPEZ" SÉNÉGALAIS
Depuis l’embarcadère du port de Dakar, toutes les heures, une chaloupe peut vous emmener en 20 minutes sur l’île de Gorée, un lieu unique au Sénégal (et même au monde) qui mérite mieux qu’une
simple visite, d’une heure ou deux, de sa petite plage, de son débarcadère, de ses restaurants et de ses boutiques artisanales pour touristes pressés. Mais Gorée, malgré son charme méditerranéen,
c’est aussi le souvenir tragique de cette porte infernale ouverte sur l’Atlantique, puis sur les « Amériques », pour un voyage sans retour, qui en fait aujourd'hui le lieu de mémoire,
universellement reconnu, de la traite négrière.
Avec ses ruelles et ses vieilles maisons aux tons pastel et aux accents méditerranéens, avec ses filaos et ses bougainvillées, Gorée est une incontestable magie au charme très romantique. A un
quart d’heure de bateau de Dakar, Gorée, avec sa petite plage de sable fin et à la belle eau transparente, offre un refuge de détente, hors du bruit et de la circulation, ce qu’ont bien compris les
peintres et les sculpteurs en vue du Sénégal, qui s’y sont installés (en faisant flamber les prix de l’immobilier).
Mais Gorée mérite mieux qu’une simple visite de son débarcadère, de sa plage et de ses peintures sur verre (horriblement chères), car elle a su conserver son caractère authentique avec ses belles
maisons du XVIII° siècle et ses rues étroites qui offrent de belles promenades, et en toute tranquillité étant donné l’absence de voitures.
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Petit coup de pouce et appel à l'aide avec ces deux ONG:
http://unpontonpourcarabane.cabanova.fr
http://www.yende.com/yende-medical.php

Le blog de jambo-africa ici
http://jambo-africa.over-blog.com/
Par Dany
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Publié dans : AFRIQUE
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